
Paul Aron est
directeur de recherches au FNRS et professeur à l'Université libre de
Bruxelles. Il travaille sur l'histoire de la littérature
belge, la
sociologie de la littérature et, depuis peu, sur les relations entre le
monde
de la presse et celui des écrivains. Il s’intéresse également aux
relations que
nouent les mondes de l’art et de la politique, ainsi qu’à l’histoire du
théâtre
et aux contacts entre les différentes formes artistiques. Parmi
ses ouvrages: Le Dictionnaire du littéraire
(PUF, 2006)
et Sociologie du littéraire (PUF, 2007).

Anna Boschetti est professeure à
l’Université de Venise. Elle fait partie du groupe fondateur de la
Fondation
internationale Pierre Bourdieu, constituée en 2003; et du réseau ESSE
(Pour un
Espace des Sciences Sociales Européen). Elle a publié Sartre
et les «Temps
modernes», Paris, Minuit, 1985; La poésie partout.
Apollinaire, «homme
époque», 1898-1918, Paris, Seuil, 2001; La
Rivoluzione simbolica di
Pierre Bourdieu, Venezia, Marsilio, 2003. Elle a dirigé le n°
d’Études
littéraires «La NRF a cent ans. Ascension
et déclin de la Banque
centrale de la République des Lettres du XXe siècle» (vol 39, numéro 3,
été
2008), ainsi que l’ouvrage L’espace culturel transnational,
Paris,
Nouveau monde éditions, 2009. Ses recherches actuelles s’inscrivent
dans le
questionnement théorique et méthodologique en cours concernant les
outils
conceptuels de l’histoire sociale de la culture et notamment
l’articulation du
national, de l’infranational et du transnational.
Elisa Bricco est professeur de
Littérature française à Université de Gênes. Elle a travaillé sur la
poétique
de la traduction, sur la traduction poétique et sur la poésie d’André
Frénaud.
Elle s’occupe depuis quelques années du roman du XXe siècle et en
particulier
de la production littéraire contemporaine ; en même temps elle poursuit
une
réflexion sur la didactique de la littérature et sur la possibilité
d’utiliser
les TICE à l’université. Elle dirige l'ARGEC
(Atelier
de Recherches Génois sur l'Ecriture Contemporaine).
Alessandro
Corio
est docteur en Littératures Francophones et
chercheur auprès de
l’Université de Bologne, il a soutenu une thèse (en cotutelle avec l'Université de Strasbourg) sur le rapport entre
les
théories postcoloniales et les littératures des Caraïbes. En
particulier, il
s’est penché sur les thèmes de la créolisation, du «Tout-monde», de la
diaspora
et de la communauté et sur la représentation littéraire du silence et
de la prise
de parole du «subalterne». Actuellement, il travaille à un projet de
recherche
sur les écrivaines expatriées en France. En 2005 il a obtenu le diplôme
de
Master en Études Interculturelles auprès de l’Université de Padoue et
il est
rédacteur de la revue d’études interculturelles Trickster.
Il est membre du
Collège Doctoral Européen de Strasbourg.
Maria Chiara Gnocchi est docteur en philosophie et lettres, orientation littératures francophones (Université de Bologne, Université Libre de Bruxelles). Elle profite d’une bourse de recherche et est chargée de cours auprès de l’Université de Bologne. Ses domaines de recherche privilégiés sont la littérature française de l’entre-deux-guerres, les littératures coloniales et les littératures francophones. Parmi ses ouvrages: Le Parti pris des périphéries. Les "Prosateurs français contemporains" des éditions Rieder (1921-1939) (Bruxelles, Le Cri-CIEL, 2007) et Tenebre bianche. Immaginari coloniali fin de siècle (con L. Acquarelli, M. Baraldi, V. Russo, Reggio Emilia, Diabasis, 2008).

Jean-François Plamondon a étudié à l’Université Laval de Québec, à l’Université Paris XIII et à l’Institut de sociologie de l’Université libre de Bruxelles. En 2007, il a obtenu un PhD à l’Université Laval où il a également enseigné, avant de travailler à l’Université du Rio Grande do Sul au Brésil, à titre de professeur invité et de devenir lecteur d’échange canadien à l’Université de Bologne. Spécialiste de l’autobiographie au Québec, il aborde la littérature sous un angle qui fait intervenir la pragmatique littéraire circonscrite par un espace social et historique. Depuis quelques années, il coordonne les activités du Centro Interuniversitario di Studi Quebecchesi, dont le siège administratif est à Bologne.

Karim Amellal et Mohamed Razane du Collectif «Qui
fait la France?»
Qui fait la France? est un collectif d'écrivains qui partagent le goût d’une littérature du réel, sociale et revendicative, militant pour une reconnaissance sensible des territoires en souffrance et de ses habitants. Le collectif a publié un recueil de nouvelles, Chroniques d'une société annoncée (Stock, 2007), qui s'ouvre par un manifeste qui expose certaines revendications pour une autre idée de la littérature et de la France. (www.quifaitlafrance.com)
Jean
Rouaud
est né à Campbon en 1952. Son premier roman, Les Champs d’Honneur, a reçu le
prix Goncourt en 1990 et a été traduit en 25 langues. Écrivain polyvalent, il a
écrit des romans, des pièces de théâtre, des essais et des chansons. Avec Michel
Le Bris, il a dirigé l’ouvrage collectif Pour une littérature-monde (Paris,
Gallimard, 2007) qui suit l’article-manifeste paru dans Le monde le 16 mars
2007. Signé par 44 écrivains francophones, cet ouvrage s’exprime en faveur d’une
langue française «libérée de son pacte exclusif avec la nation».

Paolo Tamassia enseigne la littérature
française à l’Université de Trente. Ses recherches ont porté sur les
rapports
entre littérature et politique (Politiche
della scrittura. Sartre nel dibattito francese del Novecento su
letteratura e
politica, 2001) et entre poésie et philosophie au XXe siècle (René Char, le Logos d’Héraclite et les
impasses de l’avant-garde, 2000). Actuellement il s’intéresse
aussi au
roman français de l’«extrême contemporain».
Ilaria Vitali est docteur en
Littérature Française et Comparée à l'Université Sorbonne-Paris IV et à
l'Université de Bologne, où elle est actuellement
post-doctorante.
Spécialiste de littérature maghrébine et «beur», elle a publié
plusieurs
études sur des auteurs de l’extrême contemporain (Salim Bachi,
Y.B. et
Rachid Djaïdani entre autres), et a présenté des communications à des
colloques
internationaux en Italie, en France, en Suisse, en Espagne, au Maroc et
aux
États-Unis. Elle travaille également comme traductrice, avec
un intérêt
particulier pour la littérature postcoloniale. Parmi les ouvrages
qu'elle a
traduits figurent les Chroniques d’une
société annoncée du collectif «Qui fait la France?»



