Colloque International

Les manifestes littéraires au tournant du XXIe siècle

17-18 septembre 2009


Intervenants

Paul Aron est directeur de recherches au FNRS et professeur à l'Université libre de Bruxelles. Il travaille sur l'histoire de la littérature belge, la sociologie de la littérature et, depuis peu, sur les relations entre le monde de la presse et celui des écrivains. Il s’intéresse également aux relations que nouent les mondes de l’art et de la politique, ainsi qu’à l’histoire du théâtre et aux contacts entre les différentes formes artistiques. Parmi ses ouvrages:  Le Dictionnaire du littéraire  (PUF, 2006) et Sociologie du littéraire (PUF, 2007).


Anna Boschetti est professeure à l’Université de Venise. Elle fait partie du groupe fondateur de la Fondation internationale Pierre Bourdieu, constituée en 2003; et du réseau ESSE (Pour un Espace des Sciences Sociales Européen). Elle a publié Sartre et les «Temps modernes», Paris, Minuit, 1985; La poésie partout. Apollinaire, «homme époque», 1898-1918, Paris, Seuil, 2001; La Rivoluzione simbolica di Pierre Bourdieu, Venezia, Marsilio, 2003. Elle a dirigé le n° d’Études littéraires «La NRF a cent ans. Ascension et déclin de la Banque centrale de la République des Lettres du XXe siècle» (vol 39, numéro 3, été 2008), ainsi que l’ouvrage L’espace culturel transnational, Paris, Nouveau monde éditions, 2009. Ses recherches actuelles s’inscrivent dans le questionnement théorique et méthodologique en cours concernant les outils conceptuels de l’histoire sociale de la culture et notamment l’articulation du national, de l’infranational et du transnational.


Elisa Bricco est professeur de Littérature française à Université de Gênes. Elle a travaillé sur la poétique de la traduction, sur la traduction poétique et sur la poésie d’André Frénaud. Elle s’occupe depuis quelques années du roman du XXe siècle et en particulier de la production littéraire contemporaine ; en même temps elle poursuit une réflexion sur la didactique de la littérature et sur la possibilité d’utiliser les TICE à l’université.  Elle dirige l'ARGEC (Atelier de Recherches Génois sur l'Ecriture Contemporaine).

 

Alessandro Corio est docteur en Littératures Francophones et chercheur auprès de l’Université de Bologne, il a soutenu une thèse (en cotutelle avec l'Université de Strasbourg) sur le rapport entre les théories postcoloniales et les littératures des Caraïbes. En particulier, il s’est penché sur les thèmes de la créolisation, du «Tout-monde», de la diaspora et de la communauté et sur la représentation littéraire du silence et de la prise de parole du «subalterne». Actuellement, il travaille à un projet de recherche sur les écrivaines expatriées en France. En 2005 il a obtenu le diplôme de Master en Études Interculturelles auprès de l’Université de Padoue et il est rédacteur de la revue d’études interculturelles Trickster. Il est membre du Collège Doctoral Européen de Strasbourg.


Maria Chiara Gnocchi est docteur en philosophie et lettres, orientation littératures francophones (Université de Bologne, Université Libre de Bruxelles). Elle profite d’une bourse de recherche et est chargée de cours auprès de l’Université de Bologne. Ses domaines de recherche privilégiés sont la littérature française de l’entre-deux-guerres, les littératures coloniales et les littératures francophones. Parmi ses  ouvrages: Le Parti pris des périphéries. Les "Prosateurs français contemporains" des éditions Rieder (1921-1939) (Bruxelles, Le Cri-CIEL, 2007) et Tenebre bianche. Immaginari coloniali fin de siècle (con L. Acquarelli, M. Baraldi, V. Russo, Reggio Emilia, Diabasis, 2008).

 

Jean-François Plamondon a étudié à l’Université Laval de Québec, à l’Université Paris XIII et à l’Institut de sociologie de l’Université libre de Bruxelles. En 2007, il a obtenu un PhD à l’Université Laval où il a également enseigné, avant de travailler à l’Université du Rio Grande do Sul au Brésil, à titre de professeur invité et de devenir lecteur d’échange canadien à l’Université de Bologne. Spécialiste de l’autobiographie au Québec, il aborde la littérature sous un angle qui fait intervenir la pragmatique littéraire circonscrite par un espace social et historique. Depuis quelques années, il coordonne les activités du Centro Interuniversitario di Studi Quebecchesi, dont le siège administratif est à Bologne.


Karim Amellal et Mohamed Razane du Collectif «Qui fait la France?»

Qui fait la France? est un collectif d'écrivains qui partagent le goût d’une littérature du réel, sociale et revendicative, militant pour une reconnaissance sensible des territoires en souffrance et de ses habitants. Le collectif a publié un recueil de nouvelles, Chroniques d'une société annoncée (Stock, 2007), qui s'ouvre par un manifeste qui expose certaines revendications pour une autre idée de la littérature et de la France. (www.quifaitlafrance.com) 

 

Jean Rouaud est né à Campbon en 1952. Son premier roman, Les Champs d’Honneur, a reçu le prix Goncourt en 1990 et a été traduit en 25 langues. Écrivain polyvalent, il a écrit des romans, des pièces de théâtre, des essais et des chansons. Avec Michel Le Bris, il a dirigé l’ouvrage collectif Pour une littérature-monde (Paris, Gallimard, 2007) qui suit l’article-manifeste paru dans Le monde le 16 mars 2007. Signé par 44 écrivains francophones, cet ouvrage s’exprime en faveur d’une langue française «libérée de son pacte exclusif avec la nation».


   
Paolo Tamassia enseigne la littérature française à l’Université de Trente. Ses recherches ont porté sur les rapports entre littérature et politique (Politiche della scrittura. Sartre nel dibattito francese del Novecento su letteratura e politica, 2001) et entre poésie et philosophie au XXe siècle (René Char, le Logos d’Héraclite et les impasses de l’avant-garde, 2000). Actuellement il s’intéresse aussi au roman français de l’«extrême contemporain».


Ilaria Vitali est docteur en Littérature Française et Comparée à l'Université Sorbonne-Paris IV et à l'Université de Bologne, où elle est actuellement post-doctorante. Spécialiste de littérature maghrébine et «beur», elle a publié plusieurs  études sur des auteurs de l’extrême contemporain (Salim Bachi, Y.B. et Rachid Djaïdani entre autres), et a présenté des communications à des colloques internationaux en Italie, en France, en Suisse, en Espagne, au Maroc et aux États-Unis. Elle travaille également comme traductrice, avec un intérêt particulier pour la littérature postcoloniale. Parmi les ouvrages qu'elle a traduits figurent les Chroniques d’une société annoncée du collectif «Qui fait la France?»

 

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